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Framer vs Webflow : lequel choisir pour créer un site performant ?

Vianney Beaumont


Framer et Webflow se disputent aujourd’hui une place centrale dans la création de site sans code, quelque part entre les outils pour designers et les CMS pour développeurs. D’un côté, Framer séduit par sa logique de prototypage très visuelle, sa proximité avec les outils de design web et une gestion du responsive proche du dessin d’interface. De l’autre, Webflow s’impose comme une sorte de « Figma qui publie en ligne », avec une couche CMS robuste, une optimisation SEO solide et une approche très proche du code sans en écrire. Pour une équipe marketing, un studio créatif ou une PME qui veut un site performant sans dériver vers l’usine à gaz, le choix n’est pas neutre : il conditionne la vitesse de production, la maintenabilité et même la façon d’écrire le contenu au quotidien.

Ce comparatif ne cherche pas à départager un gagnant abstrait, mais à éclairer un choix concret : quel outil no-code adopter selon votre contexte, vos ressources et vos ambitions pour l’expérience utilisateur. Entre la liberté presque totale de Framer et la structure très cadrée de Webflow, la frontière n’est pas technique mais stratégique. Dans le B2B, un site performant ne se résume pas à un score sur PageSpeed : il doit charger vite, être lisible sur mobile, s’indexer proprement, mais aussi permettre aux équipes de tester des variantes, d’ajuster un parcours ou d’ajouter une nouvelle section sans appeler un développeur à chaque fois. En filigrane, une question revient sans cesse chez les clients : vaut-il mieux un outil qui donne l’illusion que tout est possible, ou un système qui impose un cadre mais garantit une certaine stabilité dans le temps.

En bref

  • Framer favorise une approche très visuelle de la création de site, idéale pour des pages marketing rapides, des lancements de produit et des expériences très orientées design web.
  • Webflow propose un environnement plus proche du code, avec un CMS puissant, une vraie granularité sur le balisage HTML et l’optimisation SEO, adapté aux sites éditoriaux et B2B.
  • Pour un site performant, Webflow garde une longueur d’avance sur la structure, tandis que Framer mise sur la vitesse de prototypage et la fluidité de l’interface utilisateur pour itérer.
  • Les équipes orientées contenu, SEO et long terme tirent souvent meilleur parti de Webflow, là où les équipes design et produit trouvent dans Framer un terrain de jeu fluide pour l’expérience utilisateur.
  • Le choix ne se fait pas seulement sur les fonctions : il doit aussi tenir compte de votre organisation, de qui mettra les mains dans l’outil no-code et de la capacité à maintenir le site dans 3 ans.

Framer vs Webflow pour la création de site performant : philosophie, forces et limites

Pour comparer Framer et Webflow, il faut d’abord observer leur « ADN ». Les deux plateformes promettent de créer un site sans écrire une ligne de code, mais l’intention derrière n’est pas la même. Framer vient de l’univers du prototypage d’interface, avec une obsession pour l’animation fluide, la micro-interaction et la rapidité d’itération. Webflow, lui, s’inspire clairement des logiques de développement front-end : classes, box model, héritage, structure HTML. Deux visions du design web qui ne racontent pas la même histoire à votre équipe.

Chez Framer, l’interface utilisateur rappelle les outils de maquette contemporains. On déplace des frames, on positionne des éléments par sections, on teste la réactivité sur plusieurs tailles d’écran presque comme on jouerait avec des grilles. Pour un designer visuel, la prise en main est rapide et rassurante. Les composants, les variantes, les effets de survol sont pensés pour encourager l’exploration créative. Du coup, les premières versions de pages marketing sortent très vite, ce qui plaît aux startups qui doivent valider un concept ou une proposition de valeur sans attendre que l’équipe technique libère un sprint.

En face, Webflow adopte un vocabulaire très proche du CSS. On parle de flexbox, de grid, de classes globales. Le panneau de propriétés laisse entrevoir presque tout ce qu’un intégrateur ferait dans son éditeur de code, mais sous forme de sliders, de champs et de menus. Cela demande un peu plus d’effort au départ, surtout pour un profil purement marketing. Par contre, cette exigence amène une récompense : une structure de site performante, lisible, où l’on comprend comment et pourquoi un bloc se comporte de telle manière sur mobile.

Un exemple concret : l’équipe de Claire, responsable communication d’une PME industrielle, doit refondre un site vieillissant pour mettre en avant des fiches produits, des études de cas et un blog technique. Elle hésite entre Framer et Webflow. Dans son cas, les contenus vont s’accumuler, se croiser, être filtrés par secteur et par usage. Les besoins en structure et en SEO priment sur les animations spectaculaires. Un CMS solide, avec des modèles de pages bien balisés, pèsera plus lourd que la capacité à créer une landing d’événement en 24 heures. Webflow se présente alors comme un candidat très logique.

À l’inverse, un studio qui lance régulièrement des sites de campagne courte durée aura souvent intérêt à regarder ce que Framer permet d’obtenir en quelques jours. Landing pages de pré-inscription, pages produit pour des MVP, sites de festival éphémères : la rapidité d’assemblage et la liberté visuelle deviennent un atout. On accepte parfois une structure moins modulaire côté contenu tant que l’expérience utilisateur est nette, réactive et orientée conversion.

Du point de vue performance pure, les deux outils savent générer des sites rapides, mais sous conditions. Si on surcharge Framer d’animations et de composants externes, le temps de chargement se dégrade, surtout sur mobile. Webflow, lui, sanctionne les projets où les classes sont dupliquées dans tous les sens et où les images ne sont pas optimisées. Un site performant n’est pas une promesse magique de la plateforme ; il dépend de l’usage que l’on en fait, des choix de grille, de la sobriété des effets et de la discipline sur les assets.

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Dernier point souvent sous-estimé : le futur. Qui va maintenir le site dans 18 mois. Un outil no-code ne remplace pas une méthode. Si l’équipe tourne, si les prestataires changent, un projet Webflow bien structuré avec un design system simple reste étonnamment lisible. Un projet Framer peut, lui, devenir difficile à faire évoluer si chaque page a été construite comme une pièce unique, sans logique commune. Framer pousse à la créativité, Webflow pousse à la systématisation. Pour un site performant dans la durée, ce biais initial a un vrai poids.

En résumé, la première brique de la décision se joue sur votre culture interne : êtes-vous plus proche d’une équipe design qui veut bouger vite, ou d’un duo marketing/tech qui cherche un socle robuste pour des années.

Interface utilisateur et expérience de création : prise en main de Framer et Webflow

Quand une équipe choisit un outil no-code, elle ne choisit pas seulement une technologie, elle choisit une façon de travailler au quotidien. Là-dessus, Framer et Webflow tracent deux chemins assez différents pour la création de site. On retrouve la même ambition de WYSIWYG, mais l’ergonomie, les réflexes et même la façon de penser un composant divergent nettement.

Avec Framer, la scène principale occupe presque tout l’écran. Les panneaux sont relativement discrets, les propriétés se dévoilent de manière progressive. Pour un designer habitué à Figma ou Sketch, la continuité est frappante. Les contraintes de layout, le comportement au scroll, la réactivité aux différents devices se manipulent par glisser-déposer et curseurs. La courbe d’apprentissage pour un profil visuel reste donc assez douce. Par contre, un profil éditorial ou un responsable marketing peut se sentir moins à l’aise au début, car la priorité est donnée à la composition plutôt qu’au contenu structuré.

Webflow, lui, ne cherche pas à masquer sa nature de « builder proche du code ». Le panneau de gauche liste la hiérarchie des éléments comme une structure HTML. À droite, les propriétés s’enchaînent dans un ordre qui rappellera des souvenirs à tout développeur front : display, position, typographie, espacements. Certains y verront une rigidité, d’autres une bénédiction pour garder un site performant et cohérent quand les pages se multiplient. Du coup, un marketeur motivé progresse vite, mais il doit accepter une phase de déclic pendant laquelle l’interface paraît dense.

Un cas que l’on voit souvent : une startup produit un premier site dans Framer parce que l’équipe produit gère tout. La création de site se fait en direct pendant des ateliers, avec des prototypes transformés en pages publiques quasiment sans friction. Puis, quelques mois plus tard, l’équipe marketing se renforce, le besoin de blog structuré arrive, avec des catégories, des tags, des fiches produit enrichies. Là, la navigation dans Framer devient moins intuitive pour ceux qui gèrent le contenu au quotidien, car l’outil reste avant tout pensé pour le dessin d’interface plutôt que pour l’édition massive de textes.

Dans Webflow, l’interface est moins séduisante au premier regard, mais les rôles sont mieux répartis. On peut très bien imaginer un designer qui ne touche qu’aux modèles et à la grille, pendant que les rédacteurs remplissent le CMS via l’interface éditeur simplifiée. Cette séparation limite les risques de casse. Pour une PME qui n’a pas de développeur en interne, c’est une question de sérénité : on laisse peu de chances à une manipulation hasardeuse de détruire un layout critique.

Un point souvent oublié : la perception du temps passé. Framer donne l’impression que tout va vite, car l’interface glisse, les changements sont immédiats et la réactivité du canvas est très agréable. Pourtant, cette sensation peut masquer une forme de dispersion : on teste, on ajuste, on déplace des éléments sans toujours cadrer un système. Webflow, paradoxalement, semble plus lent au départ, mais pousse à formaliser une grille, des styles globaux, des classes réutilisables. Ensuite, chaque nouvelle page devient beaucoup plus rapide à monter grâce à ce cadre.

Côté accessibilité, les deux environnements demandent de la discipline, mais Webflow propose plus de contrôle sur les balises et les attributs qui comptent pour les lecteurs d’écran. La manière dont on peut définir des balises sémantiques différentes pour un même style visuel aide à concilier design web et respect des normes d’accessibilité. Framer rattrape progressivement ce terrain, mais reste souvent perçu comme un outil priorisant l’esthétique et le mouvement.

Pour une première approche, les vidéos de prise en main abondent. On trouve des tutoriels très concrets sur YouTube qui montrent comment transformer une maquette en site réel sous Webflow ou comment prototyper une landing page très animée dans Framer.

Ces ressources permettent d’évaluer aussi un critère rarement évoqué dans les comparatifs : la communauté. Webflow bénéficie d’une base d’utilisateurs très active, avec des templates, des clonables, des explications pointues sur des cas techniques. Framer rattrape ce retard, notamment dans la sphère des designers produit, mais l’écosystème reste plus jeune. Selon vos équipes, cet aspect communautaire peut peser autant que la qualité intrinsèque de l’interface utilisateur.

Au bout du compte, l’outil qui paraît plus simple n’est pas forcément celui qui fera gagner le plus de temps à moyen terme. L’interface doit épouser la réalité de vos compétences internes, pas seulement séduire au moment de la démo.

Performance, réactivité et optimisation SEO : ce que Framer et Webflow changent vraiment

Un site performant ne se limite pas à un score vert sur un outil de test. Dans le quotidien d’un visiteur, cela veut dire des pages qui chargent vite même sur un réseau moyen, un défilement fluide, des polices lisibles, un design web sans effets gadgets qui font saccader l’écran. Côté Framer et Webflow, les promesses diffèrent, mais les responsabilités aussi. Aucun outil no-code ne remplace le bon sens sur le poids des images, la sobriété des scripts et la clarté de la structure.

Sur la réactivité et la vitesse de chargement, Framer s’appuie sur une génération de sites statiques et une infrastructure moderne. Tant que l’on reste raisonnable sur les composants, les vidéos de fond et les effets complexes, le résultat est très correct. Les interactions se construisent visuellement mais traduisent ensuite une base technique solide. Là où la dérive commence, c’est quand chaque élément se voit attribuer des animations d’entrée, de survol, de scroll. Sur un ordinateur récent, l’expérience utilisateur reste fluide, mais sur un smartphone plus ancien, tout ralentit. Un site performant, dans Framer, suppose une discipline stricte sur ce qui bouge réellement à l’écran.

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Webflow gère la performance d’une manière plus classique, mais bien maîtrisée. Les options de minification, de lazy loading d’images, la gestion du CSS global et des symboles permettent de limiter la redondance de code. Les limitations viennent souvent des utilisateurs : images non compressées, polices trop nombreuses, scripts tiers empilés pour le tracking. Pour une PME qui n’a pas d’équipe technique, il est souvent utile de se faire accompagner au départ, pour définir une base propre. Un bon exemple pourrait être le travail déjà fait sur un autre CMS comme WordPress : les conseils appliqués pour la performance, comme dans cette analyse des évolutions de WordPress 6.8.1, se transposent en grande partie à Webflow.

Sur l’optimisation SEO, l’écart se creuse davantage. Webflow donne une main très fine sur les balises titres, les meta descriptions, les attributs alt, les slugs, les redirections, les plans de site. La création de collections CMS permet de définir des modèles de pages qui embarquent de bonnes pratiques SEO sans effort supplémentaire. Dans un site éditorial, un blog d’expertise ou un catalogue B2B, ce niveau de granularité change tout. Le référencement tient moins à un coup d’éclat qu’à une régularité dans la structure.

Framer progresse sur la question, avec des options pour les balises et les metas, mais la couche CMS reste plus limitée, ce qui rend la gestion SEO à grande échelle plus délicate. Pour un petit site de quelques pages très ciblées, ce n’est pas un problème. Dès que vous devez gérer des dizaines de contenus, des taxonomies, des pages générées automatiquement, Webflow prend clairement l’avantage. Pour les entreprises qui veulent travailler sérieusement leur visibilité, ce critère ne devrait pas passer au second plan.

La qualité du HTML généré joue aussi en faveur de Webflow. Le balisage sémantique et la possibilité de séparer style visuel et structure sont appréciés des spécialistes SEO. Les robots de Google interprètent plus facilement un contenu où les niveaux de titres sont cohérents, où les listes sont utilisées pour les bonnes informations, où les CTAs ne sont pas noyés dans des blocs génériques. Framer, avec sa logique plus orientée composition libre, peut produire un HTML moins structuré si l’on n’y prend pas garde.

Un autre aspect souvent oublié : la gestion des redirections et des erreurs 404, essentielle pour un site performant sur la durée. Webflow propose des outils intégrés pour gérer ces cas, ce qui prouve son orientation vers des projets qui vivent et se transforment. Framer, plus focalisé sur la création rapide, oblige parfois à bricoler ou à s’appuyer sur des solutions externes pour garder une arborescence nette.

Enfin, la performance se mesure aussi à l’échelle de l’équipe. La capacité à créer des pages tests, à dupliquer un modèle, à lancer une nouvelle variante de page d’accueil pour un A/B test, influence directement le taux de conversion. Sur ce point, les deux outils sont jouables, mais Webflow offre un cadre plus propice à des expérimentations propres, là où Framer tend à produire des variations plutôt uniques, moins faciles à comparer objectivement.

En clair, pour un site qui doit performer dans Google, rester stable et s’enrichir de contenus dans le temps, Webflow reste souvent le choix le plus raisonnable. Pour un site événementiel, une campagne courte, ou un produit en phase de test, Framer peut prendre la main, à condition de garder la performance dans un coin de l’œil à chaque ajout d’effet visuel.

Framer ou Webflow selon votre profil : PME, startup produit, studio créatif, équipe marketing

Une question revient souvent pendant les ateliers de cadrage : « Quel outil utiliser pour ne pas le regretter dans deux ans ». La réponse dépend moins de la mode du moment que de votre configuration réelle. Qui va écrire les contenus, qui va gérer le design web, qui validera les évolutions. Framer et Webflow n’offrent pas le même confort à tous les profils.

Pour une PME B2B avec un cycle de vente long, des fiches techniques, des études de cas détaillées, un blog expert, Webflow reste généralement la meilleure option. Son CMS permet de modéliser vos contenus métier : familles de produits, secteurs, applications, types de clients. On crée des modèles de pages qui se déclinent à l’infini, sans perturber la structure. Les équipes marketing peuvent ensuite ajouter de nouvelles références sans toucher à la grille. Dans ce cadre, Framer paraît plus fragile, car moins taillé pour stocker et organiser beaucoup d’informations.

Pour une startup produit en phase d’accélération, la donne change. Les équipes design et produit, souvent très à l’aise avec les outils d’interface, trouvent dans Framer un terrain familier pour travailler la proposition de valeur, tester des sections, ajuster l’expérience utilisateur. Une landing page peut évoluer plusieurs fois par semaine en fonction des retours utilisateurs. Là, la priorité est de lisser au maximum la friction entre idée et mise en ligne. Webflow s’en sort bien, mais l’impression de plasticité de Framer fait souvent la différence dans les premiers mois.

Les studios créatifs, quant à eux, jonglent avec les deux. Ils peuvent privilégier Framer pour des sites très visuels, où la narration passe par le mouvement, les transitions, des mises en scène originales. Pour d’autres clients, plus institutionnels, ils reviennent à Webflow pour la fiabilité, l’optimisation SEO et la possibilité de livrer un back-office gérable sans formation lourde. L’angle choisi dépend du type de projet, mais aussi du goût du client pour l’expérimentation.

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Pour les équipes marketing déjà rodées à d’autres CMS, la bascule vers Webflow est souvent plus naturelle. Les concepts de collections, de champs personnalisés, de modèles de contenu rappellent ce qu’elles ont pu voir dans des outils comme WordPress ou des solutions propriétaires. D’ailleurs, les arbitrages budgétaires et techniques se font souvent en comparant ces outils entre eux, comme on le ferait en pesant un WordPress bien maîtrisé face à un constructeur plus intégré comme SquareSpace, dont les tarifs et fonctionnalités servent parfois d’étalon de référence.

Une dimension à ne pas négliger tient à votre identité de marque. Si votre univers graphique est très cadré, que votre logo a fait l’objet d’un travail poussé, que votre système de couleurs et de typographies a été pensé avec soin, Webflow permet de transposer ce système dans un langage stable. Les travaux sur l’identité, comme ceux autour de la création de logo et de système graphique, prennent toute leur valeur quand l’outil web respecte la cohérence d’ensemble. Framer le permet aussi, mais pousse plus vers l’exploration permanente.

Pour les organisations qui misent sur l’IA pour accélérer l’édition de contenu, les deux outils s’intègrent dans un écosystème plus large. On génère des brouillons d’articles, on paraphrase des passages, on teste des accroches produites par des outils spécialisés, avant de les injecter dans les pages. La différence se joue surtout sur l’architecture : Webflow absorbe mieux de grands volumes de contenu généré et organisé, Framer s’accommode mieux de pages plus courtes, plus scénarisées.

Et si la décision ne tenait finalement qu’à une seule question : quelle équipe aura la main sur l’outil au quotidien. Si la réponse est « les designers produit », Framer garde un avantage. Si la réponse est « les responsables marketing et contenu », alors Webflow rend probablement plus de services. Une erreur fréquente consiste à choisir en fonction de la démonstration la plus séduisante, sans confronter le choix à la réalité des rôles en interne.

Dans les faits, certains groupes optent même pour un duo : Framer pour des mini-sites de campagne, Webflow pour le site principal. Cette répartition fonctionne si l’on accepte de gérer deux environnements, deux logiques, deux maintenances. Pour une PME ou une structure solo, mieux vaut rester concentré sur un seul écosystème bien maîtrisé.

Les débats animés que l’on trouve dans les comparatifs vidéo montrent bien que le sujet n’est pas neutre. Il engage une façon de travailler, au-delà de la liste de fonctionnalités.

Tableau comparatif Framer vs Webflow pour un site performant et durable

Pour clarifier les différences sans tomber dans un faux match nul, un tableau synthétique aide à voir où chaque outil no-code se distingue vraiment. Il ne s’agit pas de cocher toutes les cases, mais de repérer les points qui pèsent pour vous.

CritèreFramerWebflow
Philosophie généraleOutil très orienté design et prototypage, proche des logiciels de maquetteBuilder web proche du code, pensé comme un pont vers le développement front
Interface utilisateurCanvas central, interactions visuelles, apprentissage rapide pour designersPanneaux riches, hiérarchie d’éléments, logique CSS plus technique
CMS et contenuCMS plus limité, adapté aux sites légersCMS avancé, collections, modèles complexes pour gros volumes de contenu
Optimisation SEOParamètres de base disponibles, moins de contrôle finGestion poussée des balises, URLs, redirections, plans de site
Performance et réactivitéTrès fluide si peu d’animations, peut ralentir si l’on abuse des effetsBonne base technique, dépend surtout de la qualité de l’intégration
Adapté aux PME B2BConvient pour des sites vitrines ciblésParticulièrement adapté aux sites éditoriaux et catalogues produits
Adapté aux startups produitIdéal pour itérations rapides sur pages marketingSolide pour poser un socle durable après la phase d’expérimentation
Courbe d’apprentissageFacile pour designers, moins évident pour profils éditoriauxDemande un effort initial, mais payant pour des équipes mixtes

Ce type de grille ne remplace pas un test en situation, mais permet déjà d’identifier les points non négociables. Pour un projet où la priorité absolue est l’organisation du contenu, l’optimisation SEO et la stabilité, chaque ligne en faveur de Webflow compte. Pour un projet qui vit d’abord par la finesse de l’expérience utilisateur sur quelques pages clés, Framer garde sa carte à jouer.

Pour aller plus loin, certains préfèrent lancer un petit projet pilote, un mini-site ou une landing secondaire, dans chaque outil. Cela donne une vision très concrète de ce qu’implique la création de site, la mise à jour d’une section, l’ajout d’un formulaire ou d’un nouveau bloc de témoignages. Après deux ou trois itérations, les préférences se clarifient étonnamment vite.

Quelques repères pratiques pour choisir entre Framer et Webflow

Pour ne pas rester au niveau théorique, un petit ensemble de repères concrets aide à trancher. Il ne s’agit pas de recettes magiques, mais de lignes directrices qui ont fait leurs preuves sur des projets variés.

  • Si votre priorité est un CMS robuste et une optimisation SEO fine, Webflow s’impose dans la plupart des cas.
  • Si votre équipe est essentiellement composée de designers d’interface qui itèrent souvent sur la landing principale, Framer devient un candidat sérieux.
  • Si vous visez un site performant dans la durée avec beaucoup de contenu, Webflow offre un meilleur cadre technique.
  • Si vous construisez des sites de campagne éphémères où le mouvement joue un rôle central, Framer donne plus de liberté.
  • Si vous devez déléguer la mise à jour à des profils non techniques, l’éditeur de Webflow et ses rôles différenciés sont souvent mieux adaptés.

Une fois ces points clarifiés, la question n’est plus « qui est le meilleur », mais « qui sert le mieux vos contraintes réelles ».

Framer permet-il de gérer un blog complet avec beaucoup d’articles ?

Framer offre des possibilités de gestion de contenu, mais son CMS reste plus limité que celui de Webflow. Pour un blog d’entreprise avec des catégories, des tags, des fiches auteurs et des dizaines d’articles par an, Webflow sera plus adapté. Framer convient mieux à des ensembles de contenus plus simples, centrés sur quelques pages clés et quelques actualités.

Webflow est-il trop technique pour une petite équipe marketing ?

Webflow demande une phase d’apprentissage, surtout si personne n’a de notions de HTML et de CSS. En revanche, une fois les modèles et la structure posés, l’éditeur dédié au contenu est assez abordable. Beaucoup de PME fonctionnent avec un prestataire qui met en place l’architecture, puis une équipe marketing qui gère le quotidien sans toucher aux réglages techniques.

Quel outil no-code est le plus adapté pour tester rapidement une landing page ?

Pour un besoin de landing rapide, avec une forte dimension visuelle et des ajustements fréquents, Framer est souvent plus confortable. La construction ressemble à un travail dans un outil de maquette et la mise en ligne est très rapide. Webflow peut le faire aussi, mais demande de cadrer un minimum la structure, ce qui prend un peu plus de temps au départ.

Les deux outils permettent-ils d’obtenir de bonnes performances mobiles ?

Oui, Framer et Webflow peuvent produire des sites mobiles rapides, à condition d’être discipliné sur le poids des images, le nombre de polices et la quantité d’animations ou de scripts tiers. Aucun outil ne compensera une mauvaise hygiène de conception. Webflow offre plus de leviers techniques côté optimisation, Framer incite à travailler l’expérience utilisateur de manière très visuelle.

Est-il possible de migrer un site Framer vers Webflow ou inversement ?

La migration n’est pas automatique. Le code généré par Framer et Webflow ne se réimporte pas proprement d’un outil à l’autre. En pratique, on recrée le site dans la nouvelle plateforme, en profitant pour nettoyer la structure et améliorer certains points. C’est aussi l’occasion de revoir l’architecture de contenu et la répartition des rôles dans l’équipe.

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Alex Marchais
Fondateur et directeur de création de l’agence Honey & Bees à Reims, Vianney Beaumont met 15+ ans de pub et de web au service d’articles clairs et actionnables (UX, SEO, branding, IA, performance). Amateur de galeries d’art, il relie culture visuelle et stratégie digitale pour des résultats mesurables.

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